En ce jour de gronde populaire et sociale, Chuck se réveille et gronde, lui aussi. Il gronde les politiques pour avoir fait des bêtises et proférer des insultes. Aujourd’hui, leur chef de file, le petit vaurien qui dirige cette bande de chenapans!
“Viens ici, petit Sarko, viens que je t’attrape par les oreilles!”
C’est vrai, après tout, puisque ses discours sont infantilisant, puisque je ne pense que ceux auxquels ils s’adressent soient des enfants, j’en déduis logiquement que c’est lui l’enfant! Voilà un exemple de recherche qui avance! Et ça ne m’a pas coûté un rond, c’est chouette, non?
Quand je pense qu’il y a à peine quelques jours, j’avais quelques scrupules d’appartenir au groupe “mon président est un beauf!” sur facebook …
Bref, la sortie de Sarko sur le CNRS est remarquable. Dans son discours du 22 janvier 2009, le **** de l’Etat (je n’arrive pas à l’écrire!) a jugé que notre système actuel était “une organisation désastreuse qui multiplie les structures et gaspille les moyens”. En outre, il a insisté sur le fait que les chercheurs français se complaisaient dans un système d’auto-évaluation!
Donc, d’ici peut, la recherche sera jugée, ceci car elle est d’intérêt public, donc le public dans son ensemble a le droit de la juger (rhétorique sans faille hein?), par un panel de représentants politiques, du monde des entreprises … etc.
Des médecins, des cadres, des députés ainsi que d’autres jugeront donc de la qualité de la recherche en France. On imagine d’ici la pertinence des avis. Non pas que j’ai un quelconque mépris pour ces professions, mais je n’ai pas la prétention de juger la qualité du travail d’un médecin, je n’en suis pas compétent. Pas plus que je pourrais juger de la qualité du travail des juristes.
Alors au nom de quoi la recherche est-il plus d’intérêt public que la santé ou le droit? Pourquoi ne pas mettre en place dans les hautes instances de ces domaines des assemblées constituées d’un patchwork de professions représentées?
Cette proposition n’aurait ni queue ni tête! Mais le problème avec la recherche, c’est que des personnes comme Nicolas S. croient en comprendre les enjeux. Or, comme celui-ci ne peut concevoir qu’un travail puisse occuper tout une vie, il en conclut que c’est parce que les moyens sont gaspillés. Donc un raisonnement à la hauteur de ses discours, bien basse.
Ce qui m’amène à un point. Je trouve aberrant que les politiques ne soient jugés que par des politiques. Dans cette logique, il semble que l’aspect central qui touche à l’intérêt public soit la politique. Est-ce normal, alors, que seul Sarko juge du travail de ses ministres? Ne devrions-nous pas établir un conseil rassemblant toute la diversité que compte la France?
Ce conseil jugerait de l’orientation des politiques, des discours des dirigeants et ainsi de suite. Tout le monde s’auto-jugerait!
Il va de soi que la recherche a besoin d’être améliorée. Mais il semblerait que le premier geste soit tout de même des moyens supplémentaires!
Une autre sortie notoire de l’agitateur depuis 2007, celle sur les classes ES. Je cite : “Parce que la filière économique ES, mettez vos enfants dedans, et ils ne peuvent pas se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques. Qu’est-ce que cela veut dire ? On dit à ton gosse, fais la filière économique, tu pourras faire de l’économie et à l’arrivée ils ne peuvent pas se présenter [aux concours]. Ce n’est pas admissible“
Bon, il n’y a que moi qui suis choqué par le ton du discours? “On dit à ton gosse, fais ci fais ça…”, “parce que la truc, mettez vos mioches dedans et vous verrez…”. Heureusement que c’est précisé que c’est de Nicolas S., sinon j’aurais supposé que c’était une phrase rapportée d’un troquet du coin!
Il n’y a pas de doute possible, c’est une phrase de beauf! La question consistant à savoir si c’est nous qu’il prend pour des cons ou bien si ce sont ses conseillers qui pensent qu’en communiquant comme cela, il aura un discours adapté à son personnage, reste en suspens…
A mon avis, il a fait une filière ES (sous son ancienne dénomination bien sûr) et il s’imagine que c’est là la raison de son incapacité passée à rentrer dans une grande école!
En attendant les réponses à ces questions, Chuck attrape l’oreille de Nicolas S. et tire bien fort dessus. Que ça lui serve de leçon!



