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Depuis le passage de la flamme olympique à Paris, les relations franco-chinoise ne sont pas florissantes. Premier constat quelque peu surprenant: alors que d’autres incidents ont émaillé le passage de la flamme à Londres ou à San Francisco, et ce malgré les changements de programme, alors que d’autres ont annoncé leur intention de ne pas être présents lors de la cérémonie d’ouverture, G. Brown notamment, la Chine semble focaliser ses attaques sur la France. C’est cette histoire de l’athlète handicapée chinoise bousculée alors qu’elle protégeait la flamme qui serait la raison de ce traitement particulier.

J’ai l’impression que c’est un peu faible pour justifier une telle différence de traitement. Depuis, une intense campagne anti-française est menée sur la toile dans l’empire du milieu. D’aucuns prétendent que le gouvernement chinois serait, au moins en partie, un catalyseur de l’ombre de ce mouvement.

Pourquoi cela finalement peut être crédible? Un acharnement tout particulier se fait sur l’entreprise Carrefour. A nouveau, nous pouvons ne demander la raison de se mobiliser précisément contre cette enseigne.

Hier, une amie nous a fait parvenir une information qui a vocation nous être utile pour tout autre chose. Voici l’info en question. On y lit que l’entreprise Carrefour s’est à la fois engagée en faveur du texte des Nations Unis au sujet du respect des Droits de l’Hommes dans l’entreprise, mais qu’elle s’est prononcée en faveur de la mise en place d’un organisme indépendant chargé de veiller à ce que cet engagement ne se limite pas à un effet d’annonce.

Il est clair que cette prise de position est tout de même forte lorsque l’on peut voir à quel point d’autres entreprises sont farouchement opposées, ne serait-ce qu’au texte.

Il m’est venu l’idée que cet engagement, qui date de fin 2007, a sûrement déplu au gouvernement chinois, compte tenu du nombre d’employés de Carrefour en Chine et surtout des répercussions que pourraient avoir la mise en place d’un tel organe indépendant de contrôle.

En citant l’article susmentionné :

le droit à l’égalité des chances et au traitement non discriminatoire, le droit à la sécurité des personnes, le droit des travailleurs, le respect de la souveraineté nationale et des droits humains, les obligations relatives à la protection des consommateurs et celles liées à la protection de l’environnement.

Voici les éléments constitutifs du texte. Je ne vais pas les reprendre un par un, tant il apparaît clairement que la Chine ne fait pas partie des bons élèves, et ce quelle que soit la catégorie retenue.

Chuck, à qui rien n’échappe, se demande donc si il n’existerait une petite corrélation entre ce fait et la focalisation sur la France et plus précisément Carrefour. Certes, rien n’est sûr et ce n’est qu’une idée comme ça mais Chuck Norris a jugé nécessaire d’assener une pichenette préventive à la communauté internationale afin de signaler que ceux qui fustigent le mélange entre politique et olympisme n’en fassent simplement tout autant.

Un peu comme ces gènes particulièrement présents en Asie du Sud-Est qui permettraient de masquer la prise d’un produit dopant, la testostérone, selon une étude récente. Chuck trouve ça dingue d’ailleurs, le seul produit dopant qui vaille le coup étant une goutte de sa propre sueur…

Une gêne chinoise cacherait donc la prise de position contre le respect de Droits de l’Homme … ?

Nothing to add but the title …

I have to write a post about this but it now seems quite hard to criticize the French government: media are too excited … strange turnover, isn’t it?

By the way,

I’ve just watched the TV show concerning the pop star Amy Winehouse.

First, for the (again) first time, I’ve found K. Lagerfeld was right. Second, I don’t believe I need to hear talking about music from producers … I don’t aim anybody … follow who I’m lookin’ at .. (in French, it’s a classy expression).

My feeling is the following. I’ve just listened many times the last album of Amy W. and I really think this is a great piece of music. This artist, that comes from nowhere (but what artist comes for from somewhere?), is just singing amazingly great things. There is no need to compare to old fashion stuff: just modern.

She is not a picture in a magazine, she’s a voice, who sings what she’s feeling and I’m fine with this and we (probably, I hope so) all are! Don’t bet on her predictable successes or failures .. listen to her, it’s Mystic!

Chuck is about to spit on all these shitheads that want her to be high and down in the same time, Old and new in the same time, trashy and classy and in the same time.

Well .. I don’t know where they’ll land!

Lu aujourd’hui sur le site du monde, un petit échange de commentaires qui souligne clairement le manque de communication au sujet du FMI et de son fonctionnement.

R. H.
13.04.08 | 09h58
Je ne connais pas Francis R. mais il a dû sécher pas mal de cours de maths. La porte-parole d’Oxfam de parle pas des droits de vote de ces 144 pays mais de leur augmentation. Ils auraient donc très bien pu croitre chacun de 1%, d’autant qu’on peut imaginer qu’ils partent d’assez bas.

Francis R.
13.04.08 | 03h46
Je ne connais pas Elizabeth Stuart, mais elle a du sécher pas mal de cours de maths au collège. Si chacun des 144 pays dont elle parle avait 1% des droits de vote, ils détiendraient au total si je ne m’abuse 144% des droits de vote… La cause défendue par Oxfam International est juste mais cette ONG gagnerait en crédibilité à choisir des porte-parole un peu plus sérieux.

Plus sérieusement, il serait intéressant de revenir sur l’évolution des quotas. Tout d’abord, les chiffres donnés par l’article du monde montrent que l’évolution est d’une part modérée et d’autre part profite massivement à la Chine qui, sur les 2,7 points d’augmentation des Pays en Développement (PED), en gagne 1,02.

Comment interpréter ce chiffre? Il peut certes sembler élevé. Mais tout le monde sait qu’aujourd’hui la Chine détient beaucoup de dettes des pays développés. Son statut de créancier international justifie sûrement en partie cette augmentation massive, du point du vue du Fonds tout du moins. Il faut rappeler que les quotas sont supposés représenter la contribution de chaque pays au capital du FMI. La Chine a-t-elle pour autant augmenté sa participation? Rien ne l’indique. Elle surfe souvent sur son statut ambigu de PED, ignorant officiellement son poids si lourd dans l’économie mondiale.

En outre, la Chine est un créancier particulier puisqu’elle achète des titres de dettes sur les marchés. A ne pas confondre avec le Club de Paris qui rassemble des créanciers qui prêtent aux pays, souvent en développement. Ces derniers conditionnent souvent leurs propres prêts aux conditions décidées par le FMI. Bref, tout cela pour dire que les plus concernés, les membres du Club de Paris, ont globalement accepté de réduire leurs participations, au moins en terme de vote. Ceci est important à signaler et surtout témoigne de la volonté politique de la réforme. Le but est d’éviter une trop grande ingérence des pays développés dans des décisions qui touchent les PED. Or la hausse massive de la Chine ne va pas, selon moi, dans ce sens.

Il est bon de voir ces quotas modifiés. Mais comme l’indique la représentante d’Oxfam, 144 pays qui n’ont pas d’augmentation significative et dans le même temps une augmentation très importante du quota de la Chine, cela semble être un problème.

Cette réforme des quotas était nécessaire pour rétablir un équilibre, en particulier entre PED et pays développés. Mais si cela revient à créer un nouveau déséquilibre flagrant au sein des PED, je ne crois pas que cela soit très positif. On peut d’ores et déjà douter d’un alignement de la Chine sur les intérêts des PED les plus pauvres, les fameux 144 pays.

Bref, la réforme reste nécessaire, bien qu’encore modeste. Toutefois, il ne faut pas se tromper lorsqu’on la met en œuvre. En outre, d’autres réformes sont à mener au sein du Fonds, comme par exemple celle de la définition de ses missions.

Voilà, Chuck se devait de faire un petit point sur le Fonds et les enjeux qui l’entourent. Au pire, il pourrait éventuellement prêter un peu d’argent au Fonds, il a fait un gros retrait à la Société Géniale récemment!

Réforme Alitée

Autant ne pas y aller par quatre chemins.

Franchement, le gouvernement et notamment son premier ministre, se foutent de la gueule du monde!

Dernière en date? La réponse de F. Fillon à F. Hollande lorsque ce dernier interpelait le gouvernement au sujet de l’envoi supplémentaire de troupes en Afghanistan. Très brièvement, la gauche demande simplement à ce que cette décision fasse l’objet d’un débat à l’Assemblée Nationale.

Chuck, lui, c’est pas qu’il est contre aller savate des gens, hein, l’aime bien ça! Le problème, ce n’est pas ce qui motive la demande du premier secrétaire du PS, mais bien la réponse de Fillon.

En substance, la réponse était une remarque du style “si vraiment Mr Hollande veut ceci, alors il n’a qu’à voter pour notre réforme de la constitution“.

Reprenons, la réforme, c’est la droite qui la veut apparemment. C’est donc l’UMP, le gouvernement, le Président, qui souhaitent vivement sa mise en place comme quoi elle super cette nouvelle consti, ou cette consti réformée.

Si je ne m’abuse, rien n’empêche le gouvernement de décider de mettre cette décision (d’envoyer des troupes) en débat à l’Assemblée. Autrement dit, pourquoi attendre la réforme lorsque l’on juge que ce qui est bon, c’est d’être redevable face au Parlement?

Je ne sais pas, c’est un peu comme si on attendait que le tabac soit interdit pour arrêter de fumer alors que l’on sait pourtant que c’est mauvais … bref, tout ça pour signaler qu’une fois de plus, ce gouvernement ne réfléchit pas ne serait-ce qu’une seconde à ce qu’il dit.

Alors Chuck, il va les aider et il attrape leurs langues et les faits tourner, 7 fois, autour de l’appendice buccal (c’est la méthode de Chuck pour faire dire la vérité …).

Il conviendrait d’intervenir au sujet de ce qui ressemble à une mascarade.

On nous bassine avec le niveau historiquement bas du chômage. Chuck est bien sûr ravi pour toutes les personnes qui ont retrouvé un emploi, là n’est pas la question. Il ne s’agit pas non plus de revenir sur la probable précarité des emplois nouvellement créés ni sur les magouilles qui entourent le décompte des chômeurs.

Néanmoins, Chuck tient à signaler deux choses.

Taux de chômage selon l’INSEE

Comme en témoigne ce graphe trouvé sur le web, une petite analyse s’impose. En 1997, le taux de chômage était au plus haut, avec un peu plus de 12%. Sur la période 1997-2002, ce chômage n’a cessé de baisser pour atteindre un niveau d’environ 9%. Par la suite, il est remonté assez nettement, pour à nouveau baisser à partir de 2003-2004, pour finalement arriver au taux annoncé ces derniers jours de 8%.

Evolution du chômage selon le BIT (source Figaor.fr)

Si l’on regarde ce deuxième graphique, trouvé sur le site du Figaro et donnant les stats selon le BIT, le chômage a déjà atteint les 7,8% annoncés comme historiques, et ce en 2001. A qui doit revenir le mérite? Sous le mandat de L. Jospin, le chômage est passé de 10,8%, le plus haut historique, à 7,9%. Soit un effort de 2,9 points. Depuis que la droite est à nouveau au pouvoir, si l’on prend le point le plus haut afin d’analyser la baisse, cela fait un effort d’un point. Si l’on se réfère au taux récupéré suite au passage de la gauche cela revient à un effort (si on ose l’appeler encore comme ça), un tout petit, riquiqui effort de 0,1 point.

Alors franchement, y a-t-il de quoi cancaner? Chuck ne croit pas que l’actuel gouvernement devrait trop se vanter de ce résultat.

Secundo, un truc assez courant en économie, lorsque l’on se réfère à une relance par la demande, façon Grands Travaux de Roosevelt pour faire simple, est que l’on observe en parallèle une bonne croissance et une réduction du taux de chômage. Toujours de façon simpliste, ceci s’explique par deux mécanismes logiques. Tout d’abord, la croissance profite aux entreprises qui dès lors, au moins en théorie, embauchent plus de personnes, d’où un chômage en baisse. Ensuite, la réduction du taux de chômage réduit le nombre de personnes vivant sur des ressources étatiques via les allocations et augmentent le nombre de consommateurs, ainsi la consommation augmente et donc les entreprises réalisent de meilleurs recettes … etc.
Bref, là, ce n’est pas le cas. Pourquoi? Une explication assez logique est le seul point que Sarkozy a ouvertement abandonné par rapport à son programme: la baisse du pouvoir d’achat. L’effet sur la consommation de cette baisse est plus fort que l’effet positif dû à l’augmentation des actifs salariés. Donc tout cela ne change rien au problème, et ainsi, à nouveau, le gouvernement serait bien inspiré de ne pas trop se vanter de ces résultats.
En outre, et comme Chuck l’avait déjà fait remarqué il y a quelques jours, le gouvernement n’obtient pas des entreprises que, suite aux allègements dont elles profitent, leurs embauches augmentent à tel point que X. Betrand, le Laurent Fontaine du gouvernement, veut légiférer pour les forcer à jouer le jeu.

Donc, moralité de l’histoire, tous ces discours sur l’aspect exceptionnel de la baisse du chômage sont un tissu de mensonges car d’une ils sont inexacts, et de deux, les conditions nécessaires à ce que cette baisse du chômage soit profitable à l’économie ne sont pas réunies, principalement à cause d’un gouvernement qui ne parvient pas à gouverner dans le bon sens, ses alliés entrepreneurs ne jouant pas le jeu et le pouvoir d’achat étant en berne, ceci rendant plus qu’urgente une réelle augmentation des salaires.

Chuck conclura son exposé par un exemple relativement clair de l’impasse dans laquelle se trouve le gouvernement. Il procède à une forte réduction des impôts pour les foyers les plus riches. La théorie économique, Keynes en particulier, nous dit qu’une personne aisée consommera une part moins importante de l’augmentation que ne l’aurait fait une personne à faible revenu pour une même augmentation du revenu. Dès lors, l’idée derrière est probablement un renforcement de l’épargne. Celle-ci va donc servir à financer les investissements des entreprises, ce qui devrait permettre de relancer la croissance et donc in fine d’augmenter les salaires… mais voilà, les entreprises ne jouent pas le jeu. Elles encaissent les cadeaux sans ne rien faire. Elles n’investissent que faiblement en France et n’augmentent pas les salaires… pas grand chose à faire.

C’était l’histoire d’une grenouille qui voulait devenir plus gros qu’un boeuf, d’un lièvre qui … bref, la grenouille n’aura pas le temps d’exploser à trop manger, Chuck s’en charge d’un coup du plat de la main … Blouf!

Finalement, le sarkozysme c’est simple.

Il a fondé sa carrière sur une culture de la trahison. Il a trahi Chirac pour Balladur, la belle histoire: il finit par devenir Président de la République.

Sous couvert d’une volonté d’ouverture peu convaincante, il invite un certain nombre d’élus et de personnalités du centre et de gauche à trahir les leurs pour rejoindre la majorité présidentielle. Il semble aujourd’hui évident qu’hormis leurs étiquettes passées, l’ouverture n’est pas flagrante. Les tenants de cette ouverture appliquant des politiques qui sont totalement de droite.

Très récemment, afin d’éviter de perdre trop de Mairies suite au deuxième tour des élections municipales, et réalisant l’importance du MoDem pour y parvenir, l’UMP, qui soutenait un maire sortant socialiste (tiens donc) se propose de soutenir F. Bayrou à Pau en échange d’un accord national.

Une nouvelle trahison d’une droite décidément bien décomplexée en somme. Lorsque l’on a recours publiquement, sans se soucier de l’éthique, de l’image que cela peut dégager, alors c’est bel et bien que l’on est franchement décomplexé, non?

Et cela sans parler de l’écart que l’on trouve entre le programme du candidat Sarkozy et ce qu’il a accompli depuis son élection. A nouveau, cela ressemble tout de même assez fortement à de belles promesses en l’air.

Ainsi, ce qui lie toutes les actions des membres de l’UMP est vraisemblablement une peur de l’engagement va-t-on dire, pour être gentil. Mais cela dit, il est alors peu probable que l’on puisse compter sur la mise en œuvre de réformes en profondeur en France compte tenu de cette information.

L’UMP, pour l’ensemble de son œuvre, est bien placée pour avoir un Chuck d’or d’honneur!

Il fallait tout de même que le grand Chuck se manifeste après la sortie remarquée de notre Président.

Finalement, il n’y a pas grand chose à dire, tout ou presque a déjà été dit dans la presse. Oui, il est surprenant que le plus haut personnage de l’Etat utilise ce genre de langage devant des caméras. Oui, il est étonnant qu’il se sente obligé de se mettre au niveau de son interlocuteur d’alors. Chuck a d’ailleurs autorisé quelqu’un à lui suggérer un parallèle intéressant avec l’histoire récente du prof qui met une gifle. Finalement, ces deux histoires sont très similaires. Il est indéniable que le propos était violent, tout comme il est indéniable que la réponse n’était pas à la hauteur de la fonction, c’est-à-dire un défaut de responsabilité. L’enseignant a été en garde à vue pour cela…

Restent néanmoins quelques questions en suspens. Une en particulier nécessiterait de mener une réflexion sur ce qui poussent les citoyens “lambda” à s’adresser au Président comme s’il était un alter ego. Il est en effet peu probable qu’un prédécesseur eut pu être confronté à de tels propos (tout du moins, dans cette forme). C’est en réalité le paroxysme du “Président proche des français”. C’était de fait la volonté du candidat Sarkozy. Depuis qu’il a été élu, il ne cesse de proposer des réformes axées sur des rafistolages visant chacun à régler un détail mineur dans un ensemble autrement plus complexe. La plupart des propositions sont dignes de celles qui pourraient être formulées autour de nombreux comptoirs à travers toute la France:
- Il y a des récidivistes, enfermons-les à vie.
- Il y a des gens qui meurent de faim, c’est donc bien qu’il n’y a pas trop d’agriculteurs
- Il faut réformer la PAC afin de la faire revenir sur les bases qui étaient les siennes avant.
- Pour les fonctionnaires, il n’y a plus d’argent, tout est passé dans le cadeau fiscal aux foyers riches.
- etc …

Bref, comme un bon citoyen “lambda”, il fait comme si il n’y avait pas de méthodes plus ambitieuses pour résoudre les problèmes. Il fait comme si la France n’était pas inclue dans un système mondial qui impose un certain nombre de contraintes.
Alors, finalement, est-ce si surprenant de le voir se faire adresser la parole de la sorte. L’idée n’est pas de cautionner ce type de comportement mais bien de souligner que le Président actuel est en train de faire sauter toute l’image de la politique, de faire fi de l’idéologie, pour les remplacer par de l’annonce médiatique et des petites idées à l’emporte-pièce qui ne règlent en rien les problèmes que la France connaît actuellement.
Dernier éclat en date, l’interview dans le parisien amendée par les services de l’Elysée. On retiendra alors que Sarkosy ne souhaite pas s’excuser mais que ses collaborateurs jugent que cela est nécessaire. Tout ceci est ridicule.

Ensuite, comment expliquer une telle perte moyen. En réalité, et ceci est lié à la première remarque, il réalise que sa façon de faire de la politique (façon de parler) ne fonctionne pas. Il se rend compte que sa méthode pour proposer des réformes n’était adaptée qu’à un candidat, pour donner des intuitions des projets, mais ne convient pas à un Président qui désormais se doit de prendre de réelles décisions, construites, afin de réformer le pays. Ou plus exactement, il n’a pas conscience de ces deux aspects. Ainsi, il ne comprend pas le désamour de la part des français, il trouve cela injuste. Comme un enfant à qui l’ont interdit de jeter des objets sur les passants dans la rue … il ne comprend pas. Il ne réalisera que plus tard le bien fondé de cette interdiction.

Chuck est toutefois prêt à donner des cours de Karaté au Président pour lui apprendre à se défendre. Il faudrait également qu’il apprenne les bonnes réponses qui claquent comme “c’est celui qui dit qui est”, “miroir magique” ou encore le bon vieux “toi-même!”. Enfin, plus dure à retenir mais tellement plus “staïlie”:
“J’ai deux questions à te poser, très brèves:
Qu’est-ce que je fais avec un branquignol dans ton genre alors que je pourrais faire quelque chose de beaucoup plus dangereux … comme ranger mes chaussettes par exemple.
Et comment comptes-tu claquer des doigts (Alors là, il faut adapter à la situation, ici ce serait pour tes vaches par exemple) pour tes molosses une fois que je t’aurai bouffer les pouces des deux mains!”

Trambert fait la loi…

Cela me surprend qu’une telle annonce ne soit pas plus commentée dans les médias, alors j’y remédie.

Vous avez pu lire ou entendre, par exemple ici, que Xavier Bertrand compte proposer un projet de loi à Christine Lagarde. Première parenthèse, si certains avaient encore des doutes sur le souhait de Baby Face de briguer au moins le poste de ministre de l’économie lors du prochain remaniement, je pense que ceci est assez illustratif, je ferme la parenthèse.

Non, ce qui a interpelé Chuck est surtout le contenu du projet de loi. Citons les échos: “la mise sous condition des allègements de cotisations patronales”. Vous vous direz: “mais enfin Chuck, tu devrais être content”. Non! Ceci car ce qui le dépasse c’est que si la droite se met à légiférer sur ce genre de chose, alors Chuck aimerait réellement comprendre ce pour quoi elle dirige.

C’est vrai ça, nonmého! La gauche, idéologiquement, incarne les valeurs sociales qui ont vocation a défendre les salariés. Elle incarne également les principales valeurs de solidarité et de partage. Mais elle a toujours dû faire face à un problème: les patrons sont principalement de droite et donc ne sont jamais d’accord avec elle. Dès lors, elle était contrainte de légiférer, comme dans le cas des 35h, afin d’imposer ses vues au patronat. Solution pas nécessairement idéale car les entreprises étaient alors incitées à tout faire pour contourner la règlementation, la gauche n’osant pas non plus faire appliquer la loi de façon rigoureuse de peur que l’on croit à un acharnement et probablement pour ne pas faire fuir un électorat de gauche orienté au centre, façon DSK.

Bref, la droite, selon Chuck, a cet avantage qu’elle est l’alliée du patronat. Ainsi, une mesure visant à inciter les entreprises à augmenter les salaires, ou à embaucher plus, se veut être efficace puisque l’on attend des entreprises qu’elles “jouent le jeu”, dans la mesure où ce sont leurs “potes” qui ont mis en place la dite mesure. Que nenni! En fait, et cela confirme ce que Chuck a toujours cru, les patrons français souffrent d’une frilosite aigue, ils sont mous et préfèrent toujours ne pas engager trop de dépenses malgré les gains, de peur d’une situation future moins bénéfique. Ainsi, le gouvernement de droite se retrouve à obliger ses alliées à faire ce qu’il attend d’elles.

Chuck se demande à quoi la droite peut-elle bien servir. En effet, l’intérêt éventuel que l’on pouvait lui trouver était de pouvoir faire passer en douceur des mesures, certes moins ambitieuses. Aujourd’hui, il est clair que ce n’est pas le cas. De façon très générale, vouloir orienter sur le social se fera systématiquement contre les entreprises. Aussi, quitte à avoir des mesures sociales au prix de batailles contre le patronat, autant que ce soit la gauche qui le fasse!

Bon, la droite s’est déjà pris un paquet de coups de la part de Chuck. Ce dernier a pitié et se contente de plisser la bouche et souffler dedans pour lui postillonner dessus.

Il est temps de faire resurgir incredible Chuck. En effet, celui-ci était largement occupé à rédiger une thèse sur les coups de pieds sautés rotatifs tournoyant. Il n’eut pour ainsi dire trop peu de temps pour réagir aux récents évènements sociaux.

Le billet sera court car tout n’est pas encore terminé du côté de la tatane rotative. Mais il fallait tout de même réagir, certes avec un peu de retard.

En particulier, à l’offusquement du gouvernement face au maintien de la grève alors que celui-ci a généreusement proposé de négocier. Il utilisait même cet argument massue: “pas de négociation sans la fin des grèves”, imparable… Néanmoins, je fais partie de ceux qui estiment que les négociations sont du devoir d’un gouvernement à l’écoute des inquiétudes de son peuple.

Or une grève est faite pour obtenir des choses. Obtenir ce à quoi on aurait le droit en tant que citoyen, c’est un comble tout de même. C’est pourtant bien ce que le gouvernement estime être le but de l’action des grévistes, vues ses déclarations suite à sa proposition de négocier. Alors oui les grèves ça fait chier, mais compte tenu de l’attitude du gouvernement, il est essentiel de les soutenir afin que celui-ci comprenne comment il convient de procéder lorsque l’on est dans un pays démocratique.

Ainsi, on s’offusque d’une grève qui se bat pour obtenir ce à quoi elle a droit. Il faut remarquer la dérive dangereuse vers une société dirigée par une bande d’illuminés qui croient qu’obtenir des votes et donc un mandat de 5 ans les dispense de s’intéresser aux opinions du peuple. C’est sûr qu’à cinquante, ils sont capables d’entrevoir tous les problèmes liés à une réforme aussi vaste que celle des retraites. Rappelons que le mandat est sur le pouvoir décision. En aucun cas les votes ont conféré, façon “I know Kung fu” de matrix, la connaissance absolument parfaite des problèmes que connait actuellement notre société au Président ainsi qu’au gouvernement.

Mais voilà, c’est le commerce du futur, le futur tout court même. Tout comme on peut désormais acheter des packs “prêts à l’emploi”, et bien c’était pareil pour celui qui fut élu Président en mai dernier. Un président “prêt à l’emploi”, avec ces petites idées qu’il applique sans discernement. Oui, car le souci du prêt à l’emploi est que certes c’est rapide, mais ce n’est jamais vraiment adapté ou exactement ce que l’on aurait souhaité. Ceci n’est pas trop gênant lorsqu’il s’agit d’un bien acheté dans le commerce mais est bien plus problématique dans le cas de 5 ans de politique présidentielle.

Bref, cette dérive thatcherienne n’est pas franchement pour plaire à Chuck qui pousse le gouvernement dans la tombe avant qu’il n’en enlève son pied et le sanctionne d’un fulgurant coup de chouzes dont il a désormais le secret.

Chuck is back!

Et oui, vous êtes un certain nombre à l’avoir plébiscité, alors Chuck revient de ses vacances / entraînements.

Cela tombe bien, il est chaud comme la braise!

Alors voilà t’y pas qu’hier matin, chuck, écoutant la radio comme à son habitude, entend le premier ministre déclarer que si le service minimum est un succès pour les transports, alors il sera appliqué aux autres services publics.

Bon, il est important de reprendre certaines choses. Tout d’abord, rappeler que jusqu’alors, seuls les soldats sont privés du droit de faire grève, pour des raisons de sécurité nationale. La logique est relativement simple, pas compliqué pour un stratège des bacs à sable de décider d’attaquer la France un jour de grève, ça ne ferait pas très sérieux donc pas possible.

Là, on s’est tout d’abord attaqué aux transports publics. Fondamentalement, je ne suis pas franchement pour. Premièrement, la Ratp a déjà mis en place un système comparable et il faut reconnaitre que les dernières grèves furent bien moins gênantes que les précédentes. Secundo, sur le principe, cela revient à refuser marginalement le droit de grève à certains. En effet, si 100% des employés veulent faire grève, alors le service minimum impose à une partie des grévistes potentiels de ne pas faire grève. Enfin, je suis généralement solidaire de leurs mouvements quand bien même cela crée des désagréments. Puis aujourd’hui y les vélib’ !!! Tout ça pour dire que l’on est loin de l’objectif de sécurité nationale. Avec le terrorisme ambiant j’ajouterais même qu’une bonne grève réduit le risque qu’un métro ne soit pris pour cible … bon trêve de cynisme.

Bref, d’un autre côté, j’admets aussi que certains mouvements peuvent être réellement dérangeants. Mais de là à appeler cela une prise en otage, je pense que l’on dépasse les bornes.

Donc, tout ça pour dire que la mise en place du service minimum consiste dans la pratique, au niveau du transport public, à organiser la gestion des non grévistes. Tant que le but est celui-ci, alors pourquoi pas, cela s’apparente à un coup d’épée dans l’eau dans la mesure où les entreprises de transport public auraient tout à fait pu, et pour certaines l’ont déjà fait, gérer cela elles-mêmes.

Bien, il en va autrement d’autres services publics comme l’éducation nationale. Ceci car déjà tous les profs ne sont pas interchangeables. Si 2 conducteurs sur 5 font grève sur la ligne 9 contre 4 sur 5 sur la ligne 3, alors il est facile de dire à de la ligne 9 de passer sur la ligne 3. Cela n’est pas possible entre un prof de maths et un prof d’anglais. Ensuite, car les personnels enseignants sont répartis dans des structures bien plus petites. Dans de nombreux établissements, ils sont une trentaine à officier en même temps. Dire que l’on veut au minimum 20% de non gréviste à une échelle de 900 personnes ou de 30 fois 30 personnes n’est pas la même chose, c’est bien moins contraignant.

Mais de façon plus générale, ce qui me gêne profondément avec cette logique. C’est que cela revient à remettre en partie en cause le droit de grève dans le service public sous prétexte que c’est une “prise en otage” des citoyens.
J’ai comme l’impression que dans ce discours, les politiques oublient un petit, mais alors tout petit détail hein. A la base, les grèves sont décidées car il n’y a pas eu de dialogue, ou bien parce qu’il y a eu une incompréhension ou une mesure injuste. Ainsi, un autre moyen de réduire le nombre de gréviste, voire de ne pas avoir de grève, est de dialoguer, de ne pas prendre des décisions dans le dos et sans consultation.

D’aucuns argueront que ce raisonnement revient à ne rien pouvoir faire passer, même les décisions nécessaires. Ce à quoi je répondrai que non! (of course). Car le principe de la grève automatique et sans raison, alors qu’il y a eu communication et dialogue, etc… ne concerne qu’une toute petite fraction des employés (ce qui irait bien au-delà de l’ambition du service minimum).
Donc moralité de l’histoire, légiférer sur le service minimum est inutile. En outre, il serait bien plus appréciable de considérer le dialogue social comme étant un pré requis à toute décision. Une fois de plus, le principe du dialogue n’est pas respecté sur le service minimum et des grèves s’annoncent. Alors que l’on sait qu’il est très rare que des grèves rassemblent plus de la moitié des salariés d’une entreprise publique ou privée.

Les gens ont trop souvent tendance à croire qu’une grève n’est pas coûteuse. Cela est faux. Jamais un gréviste ne récupère l’intégralité des jours chômés, loin s’en faut. Alors certes il n’a pas travaillé, le contraire ne serait pas normal bien sûr. Mais quoiqu’il en soit, lorsqu’une grosse majorité fait grève, c’est qu’il y a réellement un problème de communication.
Typiquement, l’attitude de l’actuel gouvernement est scandaleuse car son but est d’opposer les usagers des services publics, les citoyens, à ceux qui les procurent. Dans le même temps, lorsque cela les arrange, on invite les citoyens à la compassion pour ce pauvre chauffeur de bus sans moyen qui s’est fait tabassé. Mais si il fait grève pour se plaindre de ses conditions de travail, alors il prend en otage les citoyens. Les français aiment leur service public et ils devraient se rendre compte que les grèves signalent aussi, parfois, que ce service public est remis en cause par les décisions prises.

Pas de dialogue, une communication à double usage pour in fine faire croire que le service public est truffé de profiteurs. Alors qu’il est de notoriété publique (et statistique) que les salaires dans le public croissent bien moins rapidement que dans le privé! Voilà une raison pour laquelle les grèves peuvent être justifiées et qu’elles sont plus nombreuses dans le public que dans le privé.
Bref, pour tout cela et bien plus encore, je pense que notre premier ministre est un dangereux personnage. Chuck Norris jump super haut et fait “kawwwaaaa”, il bouge ses bras très vite et ébouriffe les cheveux de playmobil.

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