Nous voici quelques jours après l’élection de Nicolas Sarkozy.
Petite réflexion quant aux changements qui s’annoncent. Cette réflexion n’est pas basée sur de grands faits mais sur un sentiment … de déjà-vu.
Dimanche, place de la Concorde, les peoples célébraient micro à la main la victoire de leur candidat. Alors que j’observais d’un oeil distrait, il m’est apparu quelque chose de surprenant.
Primo, les chanteurs, Enrico Macias, Johnny Halliday, Mireille Mathieu. Ils ne sont tout de même pas de la première fraîcheur. A part le deuxième, il semblerait même que ce soutien bienvenu leur apporte à nouveau le devant de la scène alors que plus grand chose ne se passait dans leurs carrières.
Faudel, dont les succès remontent déjà à quelques temps, lorsqu’il surfait sur une vague Raï dont il n’était pas l’instigateur.
Tina Arena, n’étant pas française quant à elle, était sûrement là moyennant un beau cachet. En outre, ces principaux succès remontent à une bonne dizaine d’années.
Bref, si l’on ajoute le soutien de Sardou. Le changement ne me semble pas flagrant. Ou plutôt, il l’est, pas dans le sens du temps, mais en le remontant.
Tout comme les petites chemises qui font bien avec le petit pull moulant qui fait bien avec la petite chemise qui fait bien, qui étaient présents pour célébrer la victoire de leur candidat… des Charles-Henri, Edouard, Edouard-Henri, Charles-Louis ou encore des François-Charles … Que des noms de rois de France! Est-ce cela le changement, un retour à la monarchie.
Finalement oui, ce doit être cela, la droite qui s’assume dont on nous rabâche les oreilles depuis quelques jours: la monarchie.
Entre les vibratos infernaux de Mireille, dignes des voix radiophoniques du début du siècle dernier, les Laï Laï Laï d’Enrico qui fleurent bons les années 70 et les petits prénoms qui font bien, tout droit sortis de nos bouquins d’histoire, je crois que nous avons une idée du changement proposé.
Chuck leur met une tape amicale, il n’est pas non plus de la dernière pluie après tout! Mais vu qu’ils ne sont pas bien solides, ils s’écroulent, tant mieux.

