Finalement, le sarkozysme c’est simple.
Il a fondé sa carrière sur une culture de la trahison. Il a trahi Chirac pour Balladur, la belle histoire: il finit par devenir Président de la République.
Sous couvert d’une volonté d’ouverture peu convaincante, il invite un certain nombre d’élus et de personnalités du centre et de gauche à trahir les leurs pour rejoindre la majorité présidentielle. Il semble aujourd’hui évident qu’hormis leurs étiquettes passées, l’ouverture n’est pas flagrante. Les tenants de cette ouverture appliquant des politiques qui sont totalement de droite.
Très récemment, afin d’éviter de perdre trop de Mairies suite au deuxième tour des élections municipales, et réalisant l’importance du MoDem pour y parvenir, l’UMP, qui soutenait un maire sortant socialiste (tiens donc) se propose de soutenir F. Bayrou à Pau en échange d’un accord national.
Une nouvelle trahison d’une droite décidément bien décomplexée en somme. Lorsque l’on a recours publiquement, sans se soucier de l’éthique, de l’image que cela peut dégager, alors c’est bel et bien que l’on est franchement décomplexé, non?
Et cela sans parler de l’écart que l’on trouve entre le programme du candidat Sarkozy et ce qu’il a accompli depuis son élection. A nouveau, cela ressemble tout de même assez fortement à de belles promesses en l’air.
Ainsi, ce qui lie toutes les actions des membres de l’UMP est vraisemblablement une peur de l’engagement va-t-on dire, pour être gentil. Mais cela dit, il est alors peu probable que l’on puisse compter sur la mise en œuvre de réformes en profondeur en France compte tenu de cette information.
L’UMP, pour l’ensemble de son œuvre, est bien placée pour avoir un Chuck d’or d’honneur!

