Je sors de l’école, je me retourne, regarde à gauche, à droite… personne. Je cours pour traverser la rue et me précipite dans une épicerie. Ouf, personne dans mon voisinage saura que je suis de gauche!
Et oui, quand on s’appelle Chuck, que l’on a fait toute sa réputation grâce à sa droite et son uppercut, il est clair que montrer que l’on est de gauche pose problème…
Et visiblement, ça pose problème aussi à Claude G. Et oui, vous imaginez, dans un village de 300 ou 400 habitants, où les plus vieux squattent devant leur maison (à moins de trois, sinon Claude G. enverrait la police), parce qu’ils n’ont que ça à faire, il est clair que tout le monde va savoir que l’on est de gauche.
Mais tout le monde n’est pas dans la situation de Chuck. Certains ne voient pas en quoi cela pose problème que d’autres puissent connaître pour qui ils votent. C’est un droit que ça ne sache pas, c’est une liberté que de l’annoncer ou non.
Et surtout, à l’encontre de monsieur Claude G., lorsque l’on va dans un bureau de vote, nous a-t-on déjà refusé le droit de ne prendre que deux bulletins, un PS et un PC par exemple, avant de pénétrer dans l’isoloir? Non, jamais… car le secret du vote concerne son expression précise, et non une tendance à laquelle il correspond. En ne prenant que ces deux bulletins on signale que l’on est de gauche, point! Tout comme lorsque l’on sort d’un bureau de vote des primaires!
Alors, pour Claude G. qui accuse les primaires de violer les principes essentiels des élections, Chuck lui suggère de réfléchir à deux fois avant de dire des conneries… il n’y a pas de problème, qu’il s’enfonce ça dans le crâne! Et si Claude G. n’y parvient pas, Chuck se fera un plaisir de l’aider à ce mettre ça dans le crâne!

